
Oui. La grande majorité des personnes immigrantes travaillent et participent à la vitalité économique de la société d’accueil. C’est toutefois différent pour certains groupes. Les professionnels formés à l’étranger ont beaucoup de difficulté à travailler dans leur domaine de compétences compte tenu du contrôle exercé par les ordres professionnels et les métiers réglementés. Malgré leur maîtrise du français, les subsahariens ont également de la difficulté à se trouver un emploi. Les employeurs n’ont pas toujours l’expérience avec les personnes immigrantes et hésitent avant de les embaucher. Par contre, ceux qui le font se disant satisfaits à plus de 90 %.
Le SITO est financé par divers bailleurs de fonds pour aider les personnes immigrantes à s’insérer en emploi. Les employeurs n’ont donc à payer pour profiter des services du SITO.
Oui, il existe des programmes pour aider les entreprises. Le programme PRIIME administré par Emploi-Québec peut aider certains employeurs. Vous pouvez obtenir plus d’information en communiquant avec le Service aux entreprises d’Emploi-Québec. Le programme SITO-ADO du SITO offre également la possibilité d’avoir accès à une subvention salariale pour les employeurs qui prennent un stagiaire.
Le SITO possède une grande expérience en matière de gestion de la diversité culturelle et peut vous aider. Il peut également vous référer à des spécialistes en la matière.
Sur les 4000 personnes immigrantes qui sont venues chercher de l’aide au SITO au cours des 12 dernières années, il n’y a jamais eu de demande d’accommodements raisonnables. La grande majorité des personnes immigrantes consultées ne souhaitent pas être l’objet d’accommodements raisonnables.
Le Canada et le Québec font face à un grave problème de dénatalité et à un vieillissement accéléré de la population, ce qui entraîne une grave pénurie de main-œuvre. Les travailleurs immigrants viennent combler cette pénurie. Il faut noter que les travailleurs immigrants sont plus scolarisés que les travailleurs canadiens et québécois. Leur moyenne d’âge est inférieure d’environ dix ans de moins que la moyenne canadienne. La plupart parlent souvent trois et quatre langues ce qui peut devenir un atout important dans cette ère de mondialisation.
Oubliez qu’elle est une personne immigrante et concentrez-vous plutôt sur ses compétences, sa valeur ajoutée. Fondamentalement les êtres humains sont très semblables. Malheureusement, on se limite souvent à regarder les différences superficielles. Le SITO offre des ateliers sur la gestion de la diversité culturelle aux entreprises qui en expriment le besoin.
En général, oui. Ceux qui ne peuvent communiquer en français à leur arrivée ont droit à des cours de langue. La maîtrise du français n’est toutefois pas nécessairement un gage d’emploi comme dans le cas de Magrébins et des Sub-sahariens.
Tout dépend de leur pays d’origine. La plupart parle au moins deux langues lorsqu’ils arrivent au Canada. Une forte proportion est également en mesure de communiquer en anglais. De façon générale, les personnes immigrantes sont très ouvertes à l’idée d’apprendre l’anglais et l’apprennent avec facilité.
Au Québec, il y a 51 ordres professionnels et métiers réglementés. Les ordres professionnels contrôlent l’accès à l’exercice de la profession sous prétexte qu’il faille protéger le public. On peut penser qu’il s’agit d’un corporatisme exagéré d’autant plus qu’on ne peut démontrer de façon convenable que la formation reçue dans d’autres pays n’est pas de qualité égale à celle reçue au Québec. Un fait intéressant : la plupart des personnes immigrantes qui ont des problèmes sérieux de santé préfèrent aller se faire traiter dans leur pays parce qu’elles ont davantage confiance à la médecine de leur pays d’origine. Il faudrait que le gouvernement ait le courage de modifier la loi, mais ce n’est pas encore une priorité électorale.
Il n’y a pas de réponse absolue. Tout dépend du pays d’origine. Dans bien des cas, la formation peut être de qualité supérieure, mais les mécanismes d’équivalence des diplômes rendent difficile toute forme de comparaison.
Le niveau de satisfaction est très élevé. 90% des employeurs qui ont pris en stage ou embauché une personne immigrante recommandée par le SITO se disent pleinement satisfaits et sont prêts à renouveler l’expérience.
Moins on connaît les personnes immigrantes, moins on est ouvert aux travailleurs immigrants. L’inconnu fait peur. La résistance au changement s’applique à toutes les formes de changement, y compris à la capacité de s’adapter à la main-d’œuvre immigrante. Mais la pénurie de main-d’œuvre va faire en sorte que la résistance va graduellement être remplacée par la reconnaissance de la valeur ajoutée que représente le travailleur immigrant.
Les personnes immigrantes souhaitent travailler dans leur domaine d’emploi. Ce n’est pas choix qu’elles se retrouvent prestataires de l’assistance emploi. Dans bien des cas, elles n’ont pas le choix. C’est la seule source de revenu que la société d’accueil leur permet de recevoir. De façon générale on peut dire que la proportion de ceux qui travaillent au noir est assez semblable à ce qu’on observe chez les Québécois de souche.
Le SITO aide les personnes immigrantes à mieux comprendre la culture d’entreprise nord-américaine et à mieux utiliser les techniques de recherche d’emploi. Dans le cadre du programme de formation préparatoire à l’emploi offert en partenariat avec la commission scolaire des-Portages-de-l’Outaouais, le SITO a élaboré 30 ateliers qui traitent, entre autres, de la communication, de la gestion du temps, de l’interaction entre les employés, de la dotation de postes, des relations syndicales-patronales, des normes du travail, etc. Certains de ces ateliers sont donnés par des employeurs. Le SITO cherche à faire acquérir des aptitudes et un savoir-faire propre à la culture d’entreprise nord-américaine. Ainsi, le taux de maintien en emploi des personnes qui ont fait ce programme est très élevé.
On entend souvent ce commentaire. En général, quand le gestionnaire est convaincu de la valeur ajoutée du travailleur immigrant, il n’a pas de peine à convaincre ses employés. Il faut comprendre que l’embauche d’une personne immigrante entraîne un processus de changement qui affecte la personne immigrante, les gestionnaires de même que les employés. D’abord et avant tout, c’est une question d’attitude et de bonne volonté.